Compte rendu de la table ronde MMS 2025 : Déterminants commerciaux de la santé et inégalité d’accès aux médicaments

L’accès aux médicaments : un enjeu majeur du droit à la santé

By Marina Giachino, Andréa Rajman and ​Sonia Bouhali

À l’échelle mondiale, l’accès aux soins, notamment aux médicaments, reste un défi majeur pour le droit à la santé. L’insuline, bien que découverte en 1921, en est un exemple frappant : son coût élevé et les pénuries d’approvisionnement rendent son accès difficile, surtout dans les pays à faible et moyen revenu, mais aussi pour certaines populations vulnérables dans les pays riches, comme la Suisse. À l'automne 2025, une table ronde organisée par MMS s'est penchée sur les obstacles commerciaux à un accès équitable aux médicaments.

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L’accès aux médicaments : un enjeu majeur du droit à la santé
Table ronde 2025 © NCD Policy Lab

Un défi crucial réside dans l’accès équitable aux médicaments. En effet, de nombreux traitements, bien que disponibles, demeurent hors de portée pour une grande partie de la population en raison de prix excessifs ou de politiques de brevets restrictives. L’exemple de l’insuline est particulièrement préoccupant : découverte il y a plus d’un siècle, elle est vitale pour des millions de personnes atteintes de diabète. Pourtant, en raison du monopole exercé par trois grandes entreprises pharmaceutiques et des hausses constantes de prix, des millions de personnes, y compris dans les pays à haut revenu, peinent à s’en procurer. Cette situation illustre comment les logiques commerciales et de profit peuvent directement mettre en danger des vies humaines et contrevenir au droit fondamental à la santé.

La table ronde, organisée en collaboration avec le NCD Policy Lab de l’Université de Genève, s’est tenue le 15 octobre 2025 à Genève, et a servi d'espace pour discuter de questions cruciales telles que comment développer une approche intégrée et éthique, en engageant gouvernements, acteurs non-étatiques et secteur privé, pour renforcer les systèmes de santé, garantir un accès équitable aux médicaments dans les pays à faible et moyen revenu, et relever les défis liés aux politiques de santé publique et au financement international ? Trois institutions intervenantes (NCD Policy Lab/UNIGE - Suisse, CRONICAS - Pérou et IHEID/Graduate Institute - Suisse) ont permis de poser le cadre de cette thématique.

État des lieux : Les déterminants commerciaux de la santé & la problématique de l’accès aux médicaments : l’exemple de l’insuline par Marina Giachino

L’accès équitable aux médicaments constitue un enjeu mondial majeur, fortement influencé par divers facteurs commerciaux. L’exemple de l’insuline illustre de manière frappante la persistance des barrières à l’accès.

Cette présentation a permis d’analyser l’impact de ces barrières ainsi que l’influence du secteur privé à chaque étape du parcours du médicament, en s’appuyant sur le cadre développé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Celui-ci couvre l’ensemble de la chaîne du médicament, depuis la recherche et développement et l’innovation, en passant par la production, la sélection, la fixation des prix et le remboursement, l’approvisionnement et la distribution, jusqu’à la prescription, la dispensation et l’utilisation du produit.

Pour un accès équitable aux médicaments et concernant l’influence de certains acteurs, il est nécessaire de rétablir un équilibre. L’argument du professeur Mintzberg de l’Université McGill illustre bien cette idée : une société stable ressemble à un tabouret ayant besoin de trois pieds équilibrés, chacun représentant la société civile, le secteur privé et le gouvernement2. Si l’un de ces côtés prend trop de pouvoir, ou au contraire en perd vis-à-vis des autres, l’ensemble devient instable3. Cet état des lieux a permis d’explorer, du point de vue du secteur privé, ce que le gouvernement peut mettre en place pour rééquilibrer la situation, mais aussi le rôle que peut jouer la société civile. L’objectif est de retrouver une société ou pour reprendre la métaphore, un tabouret, dont les trois piliers sont à nouveau en équilibre.

L’accès aux médicaments : étude de cas d’un pays par Jessica Zafra Tanaka

Au Pérou, plus de 90 % de la population bénéficie d’une assurance maladie. Le système de santé est divisé en quatre sous-systèmes, parmi lesquels figure le secteur public avec l’Assurance maladie intégrale (SIS en espagnol) et la Sécurité Sociale (EsSalud), qui couvrent respectivement 64 et 23 % de la population.

Même avec les avancées de la couverture universelle en santé, environ 10 % des ménages connaissent des difficultés financières liés à la santé. Il est estimé que plus de 10 % des ménages consacrent au moins 10 % des leurs dépenses à la santé. Environ 40 % de ces dépenses sont dédiées uniquement aux médicaments.

En prenant le diabète comme étude de cas, nous pouvons identifier différents problèmes liés à l'accès aux médicaments, tels que le diagnostic tardif, le manque de professionnels de santé qualifiés ou la faible disponibilité des médicaments souvent lié aux contraintes territoriales et infrastructurelles (les établissements de santé se trouvant surtout en zones urbaines). Si l'on s'intéresse plus particulièrement à l'insuline, on constate une faible disponibilité dans les pharmacies publiques et privées, avec des prix qui varient considérablement d'une pharmacie à l'autre.

Une étude montre que seulement environ 60 % des ménages ont accès gratuitement à l'insuline, tandis que les autres doivent faire face à des dépenses personnelles variant entre 10 et 60 CHF par mois (ACCISS Toolkit). De plus, la gratuité du médicament est assurée uniquement si le médicament est actuellement disponible.

Cette présentation illustre bien la couverture de santé au Pérou mais également les problématiques liées à la protection financière qui n’est pas toujours assurée.

Prix & Pénurie des médicaments : pas seulement un problème de pays à faible et moyen revenu (exemple local : Suisse) par David Beran

Dans sa présentation David Beran a mis en avant deux éléments clés concernant les médicaments en Suisse : leur prix et leur disponibilité. L’accessibilité financière a été analysée à travers différentes études récentes, illustrant à la fois le pourcentage du revenu mensuel des ménages consacré à ces dépenses et l’évolution des prix des médicaments, en comparaison avec d’autres pays européens. Ces analyses ont permis de sensibiliser à la problématique actuelle de la pénurie de médicaments en Suisse, une question qui engage plusieurs acteurs, dont le gouvernement, à améliorer l’approvisionnement en produits thérapeutiques et biens médicaux, et d’autres acteurs à veiller aux stocks, à garantir des chaînes d’approvisionnement fiables et à assurer la distribution des produits dans toutes les régions du pays. Ces défis sont aggravés par le retrait de certains produits, la concentration du marché, les changements de priorités, la pression sur les prix et également par des facteurs externes tels que la pandémie de COVID-19 ou la situation en Ukraine.

L’accès aux antibiotiques : un exemple d’échec du modèle économique du médicament par Nadya Wells

L’augmentation de la résistance aux antibiotiques est un défi majeur pour la santé globale, mettant en péril huit décennies de progrès biomédicaux dans le traitement des maladies infectieuses, du cancer et de la chirurgie sûre.

Les pénuries d’antibiotiques contribuent à cette importante menace pour la santé globale. Les grandes entreprises pharmaceutiques se retirent complètement de la recherche et du développement et de la production d’antibiotiques, tandis que le développement de nouveaux antibiotiques repose désormais sur des petites et moyennes entreprises (PME) de biotechnologie financièrement vulnérable. Plusieurs de ces entreprises ont fait faillite ces dernières années alors qu’elles cherchaient des financements pour commercialiser des antibiotiques nouvellement approuvés. La recherche et le développement de nouveaux agents thérapeutiques, ainsi que la sécurité de l’approvisionnement en médicaments génériques plus anciens, ont donc été mis sous pression, car les rendements exigés par les investisseurs poussent de plus en plus à se retirer des domaines thérapeutiques moins rentables. Deux études de cas contrastées ont été présentés sur la défaillance du marché des antibiotiques. Tout d’abord l’approvisionnement en « anciens » antibiotiques existant depuis longtemps, en étudiant la pénurie mondiale de pipéracilline-tazobactam (2010-2020) ; et, la création de marchés viables après l’enregistrement de « nouveaux » antibiotiques, en étudiant la commercialisation ratée de la plazomicine (2005-2019).

La présentation a permis d’analyser la faillite d’une PME développant de nouveaux antibiotiques, et les raisons économiques du retrait des grandes entreprises pharmaceutiques de la production d’antibiotiques. Ces éléments ont permis une discussion autour de la nécessité de cadres politiques supplémentaires pour relier les investisseurs (publics et privés) afin d’améliorer l’innovation, l’approvisionnement et l’accès aux antibiotiques à l’avenir.

En conclusion, ces présentations ont illustré les différences en matière d’accès aux médicaments et le rôle des différents.e.s acteurs.rices. À travers les exemples de l’insuline et des antibiotiques, des systèmes de santé différents ainsi que des problématiques de pénuries et de prix des médicaments, cette première partie de la table ronde a permis d’illustrer à la fois des enjeux globaux et des réalités plus locales, notamment en Suisse.


Documentation de la Table Ronde

Déterminants commerciaux de la santé et inégalité d’accès aux médicaments

La documentation de la table ronde du 15 octobre 2025, comprenant toutes les présentations PowerPoint, est disponible ici.


Échanges, réflexions et partage d’expériences

Les présentations ont été suivies par un moment d’échanges, de réflexions et de partage d’expériences et 3 groupes de travail avec 3 questions différentes ont complété les réflexions de cette table ronde :

  1. Comment impliquer et responsabiliser davantage les gouvernements, notamment en Suisse, pour mettre en œuvre des politiques de santé permettant un accès efficace aux médicaments ?
  2. Quel rôle pour la société civile en Suisse concernant l’accès aux médicaments ?
  3. Quel est le rôle du secteur privé pour assurer l’accès aux médicaments ?

Quelques messages clés communs aux 3 groupes : le besoin de plus de transparence, la redevabilité, la responsabilité, le plaidoyer (besoin d’un dialogue tripartite entre la population, le milieu académique et la sphère politique) et une coalition entre les différents acteurs.rices.

a) Le rôle des gouvernements

Les participant.e.s constatent une attitude paradoxale des États. En effet, l’engagement concernant l’accès aux médicaments de ces derniers sur la scène internationale, notamment auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé, contraste avec la réalité de la mise en œuvre au niveau national.

Le rôle des gouvernements est central pour garantir l’accès aux produits de santé, qu’il s’agisse de médicaments ou de technologies médicales. Cela passe notamment par des mesures de subvention pour des pathologies fréquentes, comme le diabète de type 2, souvent liées à des facteurs de risque modifiables tels que le tabac ou la consommation excessive de sucre, ce qui nécessite une véritable volonté politique. Des études de cas, ont été discuté dans ce groupe de travail illustrant les difficultés rencontrées lorsque l’engagement étatique n’est pas suffisant ou mal coordonné. Il est également crucial de préserver une indépendance étatique tout en favorisant les complémentarités entre pays, afin de renforcer la résilience des systèmes de santé. Le développement d’industries locales constitue un levier important, non seulement pour l’accès aux médicaments et aux technologies, mais aussi pour les retombées économiques et sociétales, telles que la création d’emplois et l’innovation. Enfin, la dimension culturelle et l’éducation à la santé jouent un rôle clé : en effet, il est nécessaire de déconstruire certaines pratiques et perceptions, par exemple l’idée qu’« un bon médecin prescrit toujours de nombreux médicaments », pour promouvoir un usage rationnel et éclairé des soins.

b) Le rôle de la société civile

Les participantes dans le deuxième groupe de travail ont également insisté sur le rôle central de la société civile dans la promotion du partage des brevets et de la transparence, en soulignant notamment le potentiel des assemblées citoyennes comme levier d’action. La société civile joue un rôle clé de plaidoyer auprès des universités, de la population et de la sphère politique, les initiatives populaires pouvant constituer des outils importants, bien que leur mise en œuvre se heurte parfois à des barrières financières. Elle contribue également à la redevabilité et à l’amélioration de la qualité des politiques publiques, notamment à travers la création de coalitions et l’établissement d’espaces de dialogue entre les différents acteurs du système de santé.

Par ailleurs, son rôle dans l’utilisation des médicaments est essentiel, en particulier en matière d’éducation à la santé et de lutte contre la désinformation liée au marketing pharmaceutique. Ces actions peuvent être renforcées par des incitations de la part des gouvernements, notamment via des campagnes de santé publique, ainsi que par des prestations de services en milieu communautaire, incluant la recherche opérationnelle et l’éducation à la santé.

Les discussions ont permis de structurer le rôle de la société civile autour de trois piliers complémentaires : le plaidoyer au sein de la sphère politique, les activités en milieu communautaire, en particulier l’éducation à la santé pour garantir l’accès et le bon usage des médicaments, et enfin la redevabilité et la qualité des politiques et des pratiques.

c) Le secteur privé face aux impératifs de transparence et de coopération avec le secteur public

Les participantes dans le troisième groupe de travail ont relevé qu’il existe un manque généralisé de transparence quant aux prix réels des médicaments. Cette problématique traverse l’ensemble de la chaîne du médicament, qu’il s’agisse du coût de production, des investissements en recherche et développement, ou encore des mécanismes d’approvisionnement et de gestion des pénuries. La transparence des prix apparaît dès lors comme un enjeu central, les pouvoirs publics se trouvant souvent démunis face aux stratégies de pricing des entreprises pharmaceutiques et à l’absence de collaboration véritablement transparente. Les marges de l’industrie sont estimées comme particulièrement élevées, tandis que les prix de référence utilisés dans les négociations correspondent fréquemment à des prix « fictifs », servant de base de comparaison plutôt qu’aux montants réellement payés par les systèmes de santé. En cas d’insatisfaction lors des négociations, certaines entreprises peuvent choisir de retirer leurs produits du marché. Par ailleurs, des argumentaires reposant sur des besoins d’investissement parfois surestimés pour le développement des médicaments ont été évoqués, renforçant la nécessité d’une régulation plus effective.

Les participantes ont souligné que la transparence et le partage d’information ne peuvent fonctionner que s’ils sont appliqués de manière collective, impliquant l’ensemble des acteurs du système et reposant sur une pression exercée à tous les niveaux. Concernant la production locale, bien qu’elle puisse contribuer à une baisse des prix, elle ne garantit pas systématiquement des coûts inférieurs. En outre, elle porte souvent uniquement sur le produit fini, ce qui s’accompagne d’une dépendance croissante à l’égard de principes actifs fabriqués à l’étranger.

d) Un problème international qui n’épargne pas la Suisse

La question du rétablissement d’un équilibre entre les acteurs.rices s’impose dans un contexte marqué par une forte concentration du marché pharmaceutique, avec une dépendance accrue à quelques grandes entreprises et à des principes actifs majoritairement produits en Chine et en Inde. Les changements de priorités des marchés, ainsi que les pressions exercées sur les prix, fragilisent l’accès aux médicaments et la soutenabilité des systèmes de santé. Les crises récentes, notamment la pandémie de COVID-19 et le conflit en Ukraine, ont mis en évidence la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement et la nécessité de repenser les rôles respectifs de la société civile, des gouvernements et du secteur privé. Ces enjeux ne se limitent pas aux pays à revenu faible ou intermédiaire : des problématiques similaires d’accès aux médicaments et de charge financière pour les individus se retrouvent également en Suisse, soulignant le caractère à la fois global et transversal de ces défis.

"Face à ces enjeux, une réponse collective et systémique est indispensable. Il est nécessaire de renforcer les régulations publiques, de garantir la transparence des pratiques industrielles, de promouvoir une recherche indépendante et d’assurer un accès universel aux médicaments essentiels, comme l’insuline." Marina Giachino/Sonia Bouhali/Andréa Rajman

En Suisse, le prix des médicaments est nettement plus élevé que dans les pays voisins, où l’on observe généralement une baisse des prix. Cette situation reflète un élément politique spécifique au système de santé suisse, fortement influencé par les intérêts commerciaux. Le pays parmi d’autres connaît des ruptures de stock fréquentes pour une grande variété de produits. La question de la gestion de ces pénuries est donc centrale. Dans ce contexte, l’initiative déposée à l’automne 2024, intitulée « Oui à la sécurité de l’approvisionnement médical », a été acceptée, soulignant la volonté politique de renforcer la sécurité de l’approvisionnement. Même dans un pays riche, où l’industrie pharmaceutique joue un rôle majeur, ces questions d’accès, de prix et de sécurité de l’approvisionnement demeurent cruciales.

Conclusion

Cette table ronde a permis de discuter et de réfléchir sur les différents défis et enjeux en matière des déterminants commerciaux de la santé et plus particulièrement l’accès aux médicaments et à l’insuline. Les participant.e.s s’accordent à dire qu’il s’agit d’une thématique importante. En effet les barrières sont multiples et le chemin est encore long pour atteindre l'objectif d’équité et de justice dans l’accessibilité aux soins.

Les participant.e.s ont relevé, entre autres, la complexité de la problématique, de la nécessité d’une coalition avec différent.e.s acteur.rices et de la nécessité de plus de transparence notamment dans la détermination des prix. Il a également été relevé que ce qui nuit à la santé publique réside dans la tolérance des défaillances du marché, traduisant une forme d’inaction politique, ainsi que dans la recherche du profit dans des domaines relevant des biens communs (voir tableau ci-dessous).

Copyright : Medicus Mundi Suisse, Martin Leschhorn Strebel
Copyright : Medicus Mundi Suisse, Martin Leschhorn Strebel

Face à ces enjeux, une réponse collective et systémique est indispensable. Il est nécessaire de renforcer les régulations publiques, de garantir la transparence des pratiques industrielles, de promouvoir une recherche indépendante et d’assurer un accès universel aux médicaments essentiels, comme l’insuline. Pour garantir un meilleur accès à ces traitements, une approche coordonnée impliquant les gouvernements, le secteur privé et la société civile est primordiale. C’est pourquoi il faut repenser les politiques de santé publique, de financement, d’approvisionnement et de propriété intellectuelle dans une optique de justice sociale et de santé publique.



NCD Policy Lab

Le NCD Policy Lab, un projet dirigé par le Service de Médecine Tropicale et Humanitaire de l’Université de Genève et des Hôpitaux Universitaires de Genève, et financé par la Direction du développement et de la coopération suisse, vise à lever les barrières existantes au niveau mondial et à générer des données probantes pour éclairer les décisions politiques. Il a pour objectif de faire progresser l’agenda de l’accès aux médicaments en favorisant l’adoption de politiques fondées sur des données probantes, afin d’améliorer l’accès aux soins, aux médicaments et aux technologies destinés aux maladies non transmissibles.


Marina Giachino
Marina Giachino, collaboratrice scientifique & doctorante à la Faculté de Médecine de l’Université de Genève et des Hôpitaux Universitaires de Genève au sein du Service de Médecine Tropicale et humanitaire. (Chargée du projet NCD Policy Lab).
Andréa Rajman
Andréa Rajman, responsable Suisse romande et adjointe au directeur du réseau Medicus Mundi Suisse.
​Sonia Bouhali
Sonia Bouhali, chargée de projet au sein du département de santé et médecine communautaire à la Faculté de Médecine de l’Université de Genève (pour le projet NCD Polic